La version UV-DT de la xTool O1 Omni est celle qui montre des t-shirts dans les vidéos, et c’est pourquoi elle suscite le plus d’enthousiasme et entraîne le plus de malentendus. Organisons cela.
Liens d’affiliation : si vous achetez via ces liens, nous pouvons toucher une petite commission, sans frais pour vous. L’analyse est indépendante.
Ce qu’elle comprend
Deux têtes Epson F1080, mais réparties différemment de la Dual UV :
- La première, encre UV : CMYKWV. C’est la même que celle des autres versions.
- La seconde, encre pour tissu : CMYKWW, avec double canal blanc.
Ce double blanc n’est pas un caprice : sur un vêtement foncé, le blanc est la base qui rend tout le reste visible, et c’est l’encre la plus consommée.
Elle ajoute aussi une pièce physique que les autres n’ont pas : la platine pour vêtements de 300 × 390 mm. Le lit d’impression rigide est le même que d’habitude — 330 × 122 mm pour la standard, 330 × 420 mm pour la grande —, tout comme le relief maximal de 7 mm, le système de vision et la précision.
Et une absence à garder bien en tête : cette version ne possède pas de blanc flexible. Elle peut imprimer sur tissu avec de l’encre textile, mais n’a pas l’encre UV flexible que possède la Dual. Cela peut sembler contradictoire, mais ce ne l’est pas : ce sont deux façons différentes de gérer le « matériau souple », avec deux chimies différentes.
DTG n’est pas juste mettre le t-shirt et appuyer sur imprimer
C’est la partie qu’il faut lire deux fois, car c’est celle qui change la décision d’achat de beaucoup de gens.
Un utilisateur de la communauté s’est donné la peine de le confirmer avec xTool et de le publier pour les nouveaux venus. Le flux réel pour imprimer directement sur un vêtement est le suivant :
- Prétraiter le vêtement avec une solution spécifique.
- Sécher et fixer ce prétraitement avec un fer à chaud.
- Imprimer.
- Durcir le vêtement imprimé, encore une fois avec un fer.
Et si au lieu d’imprimer sur le vêtement vous faites du DTF — imprimer sur film pour le transférer ensuite —, le flux est : imprimer, poudrer avec adhésif, durcir la poudre et repasser sur le vêtement.
C’est-à-dire : l’imprimante est une étape parmi quatre. Vous avez besoin d’un fer thermique, du prétraitement et d’un espace pour travailler avec des liquides et de la poudre près d’une machine de précision. Rien de tout cela n’est étrange pour quelqu’un venant du textile ; c’est une surprise désagréable pour ceux venant du laser ou de l’impression 3D qui pensaient acheter un simple bouton.
La solution de prétraitement et le plateau pour vêtements sont inclus avec cette version, ce qui est un détail apprécié. Le fer, non : il s’achète séparément.
Ce que disent ceux qui l’ont déjà utilisée
Une testeuse bêta a publié un test concret avec des chiffres, exactement ce qu’il fallait :
- Impression directe sur tissu clair et foncé, avec une couche de blanc et une de couleur.
- Design d’environ 270 × 250 mm : .
- Lavage en programme rapide et sèche-linge fort : le design n’a pas décoloré.
- Toucher doux, « comme partie du tissu », sans film ni rigidité.
Ce toucher est la preuve du DTG et le résultat est bon. Mais regardez l’autre chiffre : une demi-heure par t-shirt. Et la testeuse elle-même tire la conclusion honnête, qui nous semble la plus précieuse de tout ce qu’elle a publié : si vous allez produire des vêtements en volume, l’Apparel Printer de xTool est une meilleure option ; la O1 Omni UV-DT a du sens si votre activité est surtout le matériel rigide et qu’occasionnellement vous imprimez un t-shirt, un foulard ou une petite serviette.
Qu’une personne ayant reçu la machine en prêt dise cela vaut plus que n’importe quelle analyse de notre part.
Faites le calcul avant de vous emballer
Une demi-heure par vêtement, c’est deux t-shirts par heure dans le meilleur des cas, sans compter le prétraitement, le repassage et le durcissement. Une commande de vingt t-shirts pour une équipe représente dix heures de machine plus le travail manuel autour.
En termes d’argent : si vous vendez ce t-shirt à 25 € et que l’imprimante vous occupe une demi-heure, chaque heure de machine vous rapporte 50 € moins les matériaux, et pendant cette heure l’imprimante ne fait pas le travail rigide, qui est là où une UV de ce type gagne vraiment de l’argent et où une pièce peut prendre quatre minutes.
Le raisonnement n’est pas « n’achetez pas la UV-DT ». C’est : achetez la UV-DT si le textile est un complément de votre catalogue rigide, pas s’il est censé être le catalogue principal.
Contre la Dual UV
Elles coûtent presque pareil — cinquante euros d’écart, hors TVA — et le choix entre elles est celui qui bloque le plus de gens. La façon la plus claire de décider que nous avons trouvée est cette question :
Le souple que vous allez imprimer, est-ce un vêtement ou du cuir ?
Si c’est un vêtement — t-shirts, sweatshirts, tote bags en coton —, UV-DT. Si c’est du cuir, simili cuir, toile ou patchs qui se plient mais ne se lavent pas, Dual UV avec son blanc flexible. Et si c’est les deux à parts égales, mauvaise nouvelle : il n’y a pas de version qui fasse les deux, et on ne peut pas changer après. Il faut choisir quel business pèse le plus.
Prix
Boutique européenne, hors TVA :
Il faut ajouter le fer thermique si vous ne l’avez pas, et l’encre textile, qui est séparée de l’UV : le set essentiel est à 79,65 €, le blanc seul à 24,19 € et chaque couleur à 14,11 €. Le blanc est celui que vous remplacerez le plus.
Résumé
C’est la version la plus polyvalente en matériaux et celle qui ajoute le plus d’étapes manuelles. Elle fait de vrais t-shirts, avec un bon toucher et qui résistent au lavage, à une demi-heure par unité. Si cela correspond à votre façon de vendre, c’est une excellente machine. Si vous attendiez une usine de merchandising, c’est une autre machine et xTool la vend aussi.
Écrit par Noemi et Javi, de Picasita. Nous sommes affiliés xTool et notre atelier est un espace de démonstration de la marque ; nos machines sont achetées par nos soins. Plus d’informations sur ce blog et notre relation avec xTool.
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